S’imaginer que tout est possible …

Je regarde de plus en plus les fratries. Je n’avais jamais osé y songer avant, tellement « juste » un bébé était une mission impossible corsée. Mais aujourd’hui les paramètres ont changé : tout va bien. Mes derniers mois de grossesse sont à mes yeux beaucoup plus simples que les premiers et je me mets à rêver que la suite pourrait être aussi fluide et heureuse. Nous avons 7 blastos (!!!) – de toute aussi bonne qualité que le premier – qui patientent sagement à REPROFIT. Le reprise de la PMA serait light par rapport à tout ce que nous avons déjà traversé. Je sais qu’il est bien trop tôt pour réellement envisager tout ça, mais j’y pense malgré moi quand je croise des familles avec plusieurs enfants faire du vélo en forêt.

D’autant que, sur le plan pratique, tout se goupille parfaitement. Nous avons obtenu une place en crèche pour 5 jours par semaine dès le mois de septembre. On n’en demandait pas tant, puisque je n’envisageais pas de retourner travailler avant 2022. Et puis je trouve que ça fait beaucoup trop tôt, sachant que je suis censée « pondre » début juin. On est là encore sur des très gros problèmes de riches ahah ! Autre point pratique mais surtout qui remplit mon coeur de joie : mes parents ont trouvé un appartement dans ma ville. Je me réjouis de les avoir plus près de moi – et de leur petit-fils à venir – d’ici quelques mois.

Quand j’ai parlé à Lucien de cet hypothétique avenir parfait, la première chose qu’il m’a dite c’est : « Mais on a que deux chambres. » Ce détail ne m’avait même pas effleuré l’esprit. Incroyable cette différence de fonctionnement de nos deux cerveaux ! ^^

Bon, on reparle de tout ça dans quelques semaines / mois quand je serai au bout du rouleau et en pleine dépression post-partum ? ^^ Suis très optimiste mais pas complètement naïve tout de même.

Ps : merci à toutes pour vos retours sur le projet de naissance. Je n’ai pas pris le temps d’y répondre, mais j’ai bien tout lu et cela m’a aidé à rédiger notre petit projet à nous.

Projet de naissance ?

Les premières fois que j’ai entendu ce terme, j’ai songé : « Oula moi je veux juste qu’on sorte mon bébé en bonne santé, ça s’arrête là mon projet. » J’avais l’image de la chieuse qui débarque en brandissant son papier en mode : « Je veux ça, ça et ça. Mais surtout pas ça ! » Les semaines et les mois ont passé. La date d’accouchement approche tranquillement. Forcément ma mentalité n’est plus la même qu’au début de cette grossesse … Alors la question se pose à nouveau.

La maternité dans laquelle je suis inscrite est « reconnue pour la qualité de l’accompagnement des projets de naissance personnalisés notamment quand un accouchement peu médicalisé est souhaité par les parturientes » avec notamment le « respect de vos choix et positions d’accouchement et de votre projet de naissance ». A priori ils sont donc habitués aux chieuses ! ^^

J’ai bien conscience du gouffre qu’il peut y avoir entre mes désirs et la réalité du jour J (cf. les années et échecs en PMA qui ont bien ancré l’idée que rien ne se passe jamais comme prévu). Mais, après un parcours très médicalisé, j’ai envie de quelque chose de plus naturel.

Je m’adresse donc à toutes les PMettes devenues mères : comment avez-vous abordé l’accouchement ? Projet de naissance ou pas ? Classique ou physiologique ? N’hésitez pas à partager vos expériences, ici ou plus intimement sur lucienne.leblog@gmail.com ! 🙂

32 SA : l’échographie du 3ème trimestre

Il y a eu la première échographie officielle, la seconde avec le gros con et puis la troisième ce matin.

C’était aussi la dernière fois que je voyais cette gynéco qui me suit depuis le tout début. Petit pincement au coeur à la fin du rendez-vous. Cette femme m’a accompagnée depuis octobre 2020 dans cette aventure de la grossesse. Pour elle je suis une patiente parmi d’autres, mais pour moi elle a été un pilier important. Sa douceur m’a rassurée, et chaque mois elle m’a annoncé des bonnes nouvelles : « Tout va bien, tout est normal. » Je ne suis toujours pas habituée à être du bon côté des statistiques, celui où tout se passe normalement bien. Mais à chaque fois je mesure ma chance.

Je me suis rendue à l’échographie avec Lucien et plutôt sereine (merci les coups de petits pieds tout au long du trajet en voiture). Nous en sommes ressortis une heure plus tard, encore plus détendus. Tout est normal, tout va bien, tous les voyants sont au vert, tout est parfait. Sentiment de gratitude indescriptible.

Next step : la maternité. Je n’y suis pas allée depuis le rendez-vous d’inscription. De nouvelles têtes, une autre façon de fonctionner, des repères à retrouver … Et dans deux mois, le début d’une nouvelle vie. Je suis bien obligée d’admettre que le temps passe vite (même si je partageais moyennement cet avis quand je passais mon temps la tête au-dessus des WC).

Une grosse pensée pour celles qui attendent et celles qui sont sorties de PMA sans bébé … Je réalise que faire partie de cette team de galériennes durant plusieurs années m’a transformée en profondeur et sur de nombreux plans. La Lucienne des premiers « essais bébé » – qui n’existait d’ailleurs même pas à l’époque – n’a plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui. Et j’ai hâte de découvrir comment elle évoluera encore en tant que « Maman ». 🙂

Mon ex voisine de parking … Le retour !

[Spoiler alert : overdose de Bisounours good vibes ici.]

Vous souvenez-vous de ça ? Depuis je sais qu’elle a accouché de leur troisième enfant, mais je n’ai jamais eu l’occasion de la recroiser ou la saluer.

Et puis hier dans ma boite aux lettres, il y avait ceci :

Je trouve ça tellement gentil !

Tu donnes, tu reçois.

J’aime bien cette idée un peu karmique. Toute simple, basique et qui se révèle très souvent vraie.

Il y a deux ans, j’ai donné ma moelle osseuse. Pas de façon anonyme, puisque j’ai fait ce don pour mon père. C’était une période de gros chamboulements émotionnels. J’ai supprimé tout mon précédent blog, alors impossible de remettre des mots précis sur ces moments. Je me souviens de l’arrêt homemade des antidépresseurs (fausse bonne idée), du stage de jeûne (fausse bonne idée again) écourté précipitamment (vraie bonne idée), et puis pile à ce moment l’appel de l’hôpital Saint-Louis. L’hésitation de mon père : était-il prêt à remettre ça si soudainement et à peine quelques mois après l’échec de la première greffe ? Le traitement pour moi, digne d’une FIV. L’incertitude puis les bonnes nouvelles au fur et à mesure des jours et des semaines qui ont suivis.

Deux ans plus tard, mon père est vivant grâce à ma moelle osseuse. Deux ans plus tard, je suis enceinte grâce à une jeune femme de 25 ans qui a donné ses ovocytes. Contre rémunération, certes. Mais elle a donné. J’aurais tant à lui dire ou lui écrire … À commencer par un grand merci, évidemment.

Dans quelques jours j’entame mon huitième mois de grossesse, et on dirait que j’ai mangé un Bisounours doublé d’un bouddha. 🙂

Ma meilleure vie !

31 SA. J’échange toujours régulièrement avec ma remplaçante du taff (elle est vraiment cool et elle percute bien donc ce n’est pas contraignant), mais mis à part ça je profite à fond de mon arrêt de travail. Mes journées sont tellement pépères : réveil à l’heure que je veux, petit café tranquille (booooouuuuh elle boit du cafééééé), balade dans la forêt ou ailleurs, seule ou accompagnée de Lucien ou ma pote de grossesse (j’ai marché 150 kilomètres au moins de mars), un déjeuner léger, une sieste si besoin, préparer un minimum la future arrivée de notre bébé, un peu de yoga, un bain (sorry la planète, mais c’est mon kiff du moment), un bon dîner et au lit !

Mon seul désagrément, c’est mon système digestif un peu sensible : si je mange trop, il me le fait payer le lendemain. Call me Queen Vomi : mon dernier exploit en date, c’est l’arrêt d’urgence en voiture juste à temps pour me pencher et renvoyer sur le bitume mon Schweppes Agrumes. Passé le moment de bad, je me marre en demandant à Lucien de venir me repousser sur mon siège, parce qu’avec mon bide je n’y arrive pas toute seule. Bref : c’est dérisoire.

Et – histoire de voir le positif – ça m’empêche de prendre trop de poids. Je stagne à 55 kilos, soit environ 10 de plus qu’avant la grossesse. D’un côté je suis contente puisque ça me permet de rester mobile, souple et en forme. De l’autre j’espère que tout pousse bien dans mon ventre. L’échographie du troisième trimestre dans une dizaine de jours nous le dira, mais Lucien trouve que mon bide gonfle de jour en jour donc je lui fais confiance. En tout cas ça bouge là-dedans, et je trouve ça génial (et génialement rassurant, il faut bien l’avouer).

On a participé à tous nos rendez-vous de préparation « classique » à la naissance. La grosse question : est-ce je vais avoir la motivation de me masser le périnée dans quelques semaines ? ^^ Ma sage-femme propose des consultations d’homéopathie, je vais me laisser tenter, pour la digestion et le sommeil principalement. Ma pote m’a parlé du chiropracteur aussi. De façon générale, je prends tout ce qui peut me faire du bien durant ce dernier trimestre de grossesse.

Bon la météo estivale ne va pas durer et Macron s’exprime ce soir (ça ne me dit rien qui vaille). Mais je suis en cloque et tout va bien, de quoi voulez-vous que je me plaigne ?! 🙂

Bye bye le taff !

Le 17 mars 2020, le premier confinement débutait en France. Notre FIV DO en République Tchèque était violemment stoppée alors que je venais de m’injecter une grosse dose d’ENANTONE. #ménopauseartificiellepourrien

Un an plus tard, je suis enceinte de 29 SA et ma gynécologue vient de me prescrire un arrêt de travail allant jusqu’à la date de début de mon congé maternité. Lors de ma consultation du 7ème mois, j’ai raconté mes petits malheurs : les insomnies, la fatigue et le stress du boulot. Rien de grave quoi. Je parle de mon impression de courir tout le temps partout, et ma voix se brise malgré moi lorsque je dis que « je trouve ça dommage de ne pas pouvoir profiter pleinement de ces derniers mois d’une grossesse pour laquelle j’ai quand même bien galéré ». Ma gynéco elle-même rappelle que c’est « une grossesse précieuse, avec un don d’ovocytes ». Et pouf : me voilà arrêtée pour un mois et demi. Je trouve ça tellement gentil et cool de sa part … Je la reverrai une dernière fois dans trois semaines pour l’échographie officielle du 3ème trimestre, et ensuite la maternité prendra le relai. J’espère que le feeling passera aussi bien.

Je ressors du rendez-vous abasourdie, contente et presque choquée, me demandant comment je vais annoncer ça au travail et comment on pourra s’arranger. D’office des copines me disent : « On s’en fout du taff, c’est toi d’abord. » Et c’est exactement ce que j’aurais dit à quiconque dans ma situation. Mais je culpabilise de planter ainsi mes collègues et ma remplaçante, qui est encore loin d’être au point sur mon poste. Me voilà donc là, posée sur mon canapé, à tenter d’intégrer le fait que je n’aurai plus à travailler durant plusieurs mois. Du jamais-vu dans ma vie !

Dans l’après-midi je téléphone à ma boss. C’est officiellement notre dernière conversation, puisque la DRH est très à cheval sur le fait qu’on ne doit pas travailler durant un arrêt maladie. Je rassure ma remplaçante en lui disant que je ne la laisserai pas totalement tomber du jour au lendemain. Mais je sens déjà que ma tête est ailleurs … Je ne sais pas trop où, mais définitivement plus au travail. J’ignore ce que je vais faire de ces prochaines semaines, mais savoir que je n’ai aucune obligation (à part ce fucking test de dépistage du diabète gestationnel ahah) me laisse rêveuse !

Grossesse : deux tiers du chemin !

Ça y est : le troisième trimestre a enfin débuté ! J’aimerais vous dire que ça passe vite, maaaaais … ça ne serait pas tout à fait vrai ! Il y a des jours avec et des jours sans. Dans les faits tout va bien, j’ai juste quelques classiques trucs de la grossesse, genre mal en bas du dos (depuis j’ai acheté une ceinture Physiomat ; best investment ever), des insomnies récurrentes et l’impression constante d’être une baleine. ^^ Mon « ancien » corps – avec sa force, sa souplesse et son endurance – me manque, mais on est là clairement sur des « problèmes de riches ».

Côté psychisme, là aussi c’est fluctuant. J’ignore tout des doses d’hormones durant la grossesse, mais j’imagine que l’on baigne dedans un peu comme lors d’une FIV. Je suis hyper sensible, susceptible et fragile (en tout cas je me sens ainsi). L’arrivée de ma future remplaçante au bureau a réactivé une bonne dose de stress à ce niveau. Le congé maternité (qui débute le 27 avril) me parait très loin. J’ai bien envie de me faire arrêter un peu, histoire de respirer et retrouver mon calme une petite semaine. Mais je sais déjà que je culpabiliserai de planter mes collègues … J’ai annoncé que je ne reviendrai pas en 2021 (on va tester le congé parental durant quatre mois) et c’est un big soulagement. J’ai vraiment besoin d’une pause avec ce taff où tout me sort par les yeux en ce moment.

La détente !

Bientôt 23 SA et – enfin ! – je m’apaise. Merci les petits « plops » réguliers au creux du ventre. Ceux du matin, alors que je suis encore toute endormie dans mon lit, sont très mignons. J’ai l’impression qu’il me dit : « C’est bon je suis là, tu peux commencer ta journée sereinement ! » Les angoisses de morts diverses et variées se sont calmées. J’ai enfin le sentiment qu’on peut aller au bout de cette grossesse sans encombre, de façon « classiquement normale ». Il était temps !


En parallèle, j’ai lâché prise sur pas mal de trucs : l’organisation de l’avenir, le déménagement, les travaux, le matériel, le mode de garde … J’ai abdiqué. Pour ma relation de couple – je ne sais pas combien de temps Lucien aurait tenu à m’entendre seriner jour et nuit : « Et ça comment on va faire ? Et ça tu t’en occupes quand ? » – et pour mon bien-être psychologique (et celui de mon bébé, sans doute indissociable). J’ai lâché, simplement. Ça ne sera pas prêt à temps. Notre fils n’aura pas de chambre lorsqu’il viendra au monde. Nous n’aurons sans doute pas encore déménagé puisque les travaux s’avèrent plus costauds que prévu. Nous n’aurons pas de mode de garde pour la fin de mon congé maternité (et j’avoue que ça m’arrange un peu, même si financièrement ça risque d’être short). Je n’ai pas non plus envie de faire mille et une études de marché pour savoir quelle est la meilleure poussette. On aura sûrement pas tout le matos plus ou moins indispensable selon les uns et les autres. Ça ne sera pas parfait, loin de là. Et ce sera très bien ainsi. 

Ma pote enceinte en même temps que moi a déjà tout acheté pour sa fille. Grâce à elle j’ai même découvert qu’il existe un adaptateur de ceinture de sécurité pour femmes enceintes, quand moi je me contente pour les longs trajets d’une pince à 3€ qui laisse un peu de mou à mon bide ! J’ai l’impression que tout le monde à un avis sur ce qu’il faut absolument avoir. Je comprends l’envie de partager les bons plans, mais perso ça m’angoisse plus qu’autre chose. Ça me fout une sorte de pression débile, du style « si tu n’as pas ça, tu vas galérer et tu le regretteras ». Je grossis le trait évidemment, mais c’est un peu l’idée. La sur-information qu’on trouve sur le web en rajoute aussi une couche. Je ne vous parle pas du choix du prénom, qui est THE sujet. Euh les gars j’accouche en juin, on a encore le temps de voir venir non !? C’est comme si TOUT devait être prêt et calé dès maintenant et de la meilleure façon (ou en tout cas de la façon recommandée par X ou Y).


Côté taff c’est un peu pareil, j’ai lâché prise. Malgré une reconnaissance de mon boulot pour l’année 2020 (prime + augmentation), je n’ai qu’une hâte : être en congé maternité. La pression qu’ils me mettent me glisse dessus de plus en plus. Je vais avoir un bébé quoi ! C’est juste dingue, et c’est désormais ma priorité dans la vie.


Nous avons eu notre premier rendez-vous avec une sage-femme. J’avais choisi d’opter pour la préparation à l’accouchement la plus simple et classique qui existe. Pas envie d’être abreuvée de techniques en tout genre. Je veux juste savoir globalement comment ça se passe et ce qui peut arriver. J’ai bien intégré que de toutes façons c’était un peu la loterie ! Comme depuis le début de la grossesse, c’est le corps qui décide et tu as juste à accepter. Mais suite à ma mésaventure de la T2, je mets un point d’honneur à ne plus me « laisser faire » par le personnel médical. Je me doute que, dans le feu de l’action, c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Mais il est hors de question que je revive un truc dans ce style. Ils ont évidemment davantage de connaissances que moi sur le sujet ; pour autant je suis pas qu’un corps qui abrite un bébé. J’ai besoin qu’on m’explique ce qui se passe et ce qu’on va (me) faire.

Bref : revenons à ma sage-femme ! Le contact est super bien passé, elle a amené des sujets et des réflexions très intéressants, notamment sur la place du papa, sur les fameux « autres » qui ont toujours un avis sur tout et aussi sur la psychologie de la mère durant la grossesse et l’allaitement. Elle a évoqué la méthode Bonapace. J’avais déjà vu passer le terme mais sans accrocher. Là elle me l’a présentée comme une façon d’en apprendre plus sur mon corps, d’être active durant l’accouchement et aussi (surtout) me faire du bien durant la grossesse. Donc je vais me laisser tenter par un cours – en plus de ceux de la prépa classique – histoire de voir concrètement ce que ça donne.

Le gros con de la T2 !

La veille de mon échographie officielle du deuxième trimestre, je reçois ceci : « Dr *** a annulé le RDV du mar 26 jan. à 10h00. » WTF ?! Ça fait des jours que je me réjouis à l’idée de cet examen, un des rares auquel Lucien peut assister (fucking Covid-19). Ni une ni deux, j’appelle le secrétariat qui m’informe que ma gynéco a dû annuler tous ses rendez-vous pendant une semaine. En remplacement, elle me propose un créneau le soir-même, avec un autre docteur du cabinet. J’accepte. Je ne sais pas exactement jusqu’à quand je peux faire cette fameuse écho, du coup je préfère ne pas prendre de risque. Et puis je ne suis pas sûre d’avoir envie de poireauter encore plusieurs jours.

En attendant Lucien avant d’entrer dans le cabinet, je regarde qui est ce docteur que je vais rencontrer pour la première fois. Je me souviens avoir déjà vu son nom et l’avoir écarté de mes choix. Google me rappelle vite pourquoi :

J’ai été déçue du déroulement des échographies où nous n’avons que très peu d’explications, même pour l’écho du 2ème trimestre … Les examens étaient en plus assez douloureux, la sonde appuyée très fort sur le ventre. Je pensais que je devais être trop sensible mais je vois dans les autres commentaires que je ne suis pas la seule.

Professionnel peut-être compétent mais très désagréable sur le plan humain. Il n’a aucun respect pour les femmes en surpoids. Examen désagréable et douloureux et c’est lui qui se plaint d’avoir mal au bras à la fin de la consultation ! Quand on a des problèmes de poids on a pas besoin de payer 160€ pour se sentir humiliée. Cette situation en vient même à ternir notre joie de découvrir notre enfant lors de la 2ème échographie.

Il n’a pas beaucoup parlé pendant et après l’examen donc pas bcp d’explications sur ce qu’il voyait. Je ne sais pas si c’est habituel mais j’ai eu beaucoup mal au ventre pendant et après l’examen car il a appuyé très fort pour bien voir. J’ai bien mis 2h pour retrouver mes esprits.

Nous sommes venus pour une échographie à terme, le docteur s’est montré très brutal et arrogant lors de l’échographie. À fuir absolument.

Horrible expérience avec ce docteur lors de ma grossesse gémellaire. 1ère et dernière écho avec lui. Cynique envers les personnes « grosses ». Moqueur, inhumain, détaché, violence obstétricale avec la sonde vaginale. Je déconseille fortement ce médecin.

Déconseille fortement. Très déçu et dégoûté de déroulement de la 2ème échographie. On ne peut faire une 2ème écho qui est très importante en juste 15 minutes. 160€ pour une consultation âpre de laquelle tu sors avec un goût amer et effondré en larmes.

A côté de cela, le mec a l’air compétent. Mais franchement je suis pas sereine au moment de passer la porte. Dès le premier contact ça se confirme : je sens que ça ne va pas le faire, je n’accroche pas du tout avec ce type de personnalité.

Lucien est assis sur une chaise loin de moi. L’examen commence. Comme le type est effectivement peu loquace, je lui demande s’il veut bien nous décrire ce qu’il voit et mesure. Il chuchote dans sa barbe. Fait des « blagues » douteuses. Mais quelque chose me choque particulièrement. Notre bébé se cache : il met sa main devant son visage, ou son pied, ou son genou. Ça agace le docteur qui veut faire une belle photo 3D – plus pour son égo que pour nous j’ai l’impression – et qui n’y arrive pas. Sans prévenir, il se met à taper sur mon ventre violemment, en disant « allez dégage » d’un ton pas du tout aimable. J’en reste sans voix. Autant je commence à m’habituer à l’écrasage de bide avec la sonde, autant là c’est un niveau au-dessus. Le terme de « violence obstétricale » me revient en arrière plan. Mais je passe outre : j’ai mon bébé en bonne santé sur un écran géant face à moi et c’est ce sur quoi je reste concentrée.

Je ne décroche quasi plus un mot jusqu’à la fin de l’examen, qui me parait tout de même trop assez rapide (à peine 30 minutes au total). Pourtant j’ai des questions ! Tout va bien mais j’ai un « gros » bébé (95ème percentile pour le poids). Faut-il que je m’en inquiète ? Est-ce que ça présage des choses pour la suite ? Je garde toutes mes interrogations pour ma consultation du 6ème mois, avec MA gynéco bien plus douce et agréable que ce con type.

Nous ressortons de là avec de belles images : 3D, format papier et numérique … On en demandait pas tant ! Tout est Ok et normal, c’est bien là le principal. Mais sincèrement, cette échographie me laisse un goût un peu amer.