Notre séjour à la maternité … et l’hospitalisation qui a suivi ! (1/2)

Quelques jours après la naissance de Mini Lu, j’ai eu besoin de comprendre ce qui s’était passé. Je veux dire : je sais comme tout le monde – ou presque – ce qu’est une césarienne, mais j’avais besoin de plus d’informations et de détails. Parce que j’étais en vrac de partout, du bas du ventre jusqu’à la cage thoracique, à galérer dans mes moindres mouvements et quasi incapable de marcher. Quand on sait comment je suis active en temps normal (et jusqu’à la veille de mon accouchement), on comprend un peu mieux pourquoi ça m’agace vite ce genre de choses. J’ai mené mon enquête via Google, à base de vidéos d’anatomie, de chirurgie (j’ai compris pourquoi l’interne présent ce jour-là avait pu tomber dans les pommes) et aussi de témoignages de nanas passées par ça, en urgence ou en « programmé ». Tout ça m’a aidé à comprendre ce qui arrivait à mon corps, et à accepter de lui laisser du temps pour récupérer.

C’est donc en mode très chill que nous pensions passer cinq jours à la maternité après l’accouchement. Lucien faisait des allers-retours à l’appart tous les après-midis, pour m’apporter à manger (parce que c’est moyen la bouffe de l’hôpital), récupérer mes colis ou avancer au max la chambre de Mini Lu. Il revenait dîner et dormir avec nous, puis repartait « en missions » le lendemain midi. Très efficace !

À côté de ça, Mini Lu a été un ange. Entre l’accouchement sportif et le fait qu’il soit considéré comme prématuré (à quelques jours près), il a eu un suivi très rapproché les premières 24 / 48 heures. Mais tout s’est bien mis en route, à commencer par l’allaitement. Il a beaucoup dormi (pour se remettre de ses émotions sans doute ; tandis que moi je vivais quelques nuits blanches pour digérer les miennes) donc les choses ont pu se faire graduellement. Entre les conseils d’une copine d’allaitement, ceux du personnel de la maternité et d’une consultante en lactation, j’ai trouvé mon style et notre rythme. Jusqu’à quand ? L’avenir nous le dira.

En raison du risque d’ictère (a.k.a la jaunisse) assez élevé, on nous a proposé un protocole d’hospitalisation à domicile (HAD) afin de pouvoir suivre de près l’évolution de la bilirubine. J’ai accepté. Sauf que ça ne s’est pas passé comme ça : personne de dispo dans ma région, il a fallu revoir les plans. Finalement le lendemain les résultats sanguins sont venus tout bousculer. Mini Lu avait à peine débuté sa première séance de photothérapie que l’on nous a rappelé en urgence : ses taux étaient au-dessus des limites et il fallait rapidement le transférer vers un autre hôpital. Branle-bas de combat bis, j’ai un peu l’impression de revivre le même sentiment d’urgence que lors de la fin de mon accouchement. Six jours après la césarienne, les agrafes même pas encore ôtées, je me retrouve à galoper derrière les ambulanciers qui transportent mon bébé. Lucien nous suit en voiture, avec toutes nos affaires précipitamment jetées dans le coffre. Destination le service de néonatalogie du Centre Hospitalier Rives de Seine de Neuilly-sur-Seine.

5 réflexions sur “Notre séjour à la maternité … et l’hospitalisation qui a suivi ! (1/2)

  1. Et bah sacré aventure ! J’espère que Mini Lu va mieux et que tu as pu récupérer un peu . Accouchement par voie basse mais j’ai mis 1 mois à ne plus avoir l’impression d’avoir eu un 33 tonnes sur le corps … alors je n’imagine pas après une césarienne .
    Bon courage !

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  2. Oh la la je n’ose pas imaginer le transfert… j’espère qu’aujourd’hui tout va très bien pour Mini Lu – et toi ! Une césarienne ce n’est effectivement pas une partie de plaisir. Ici ils m’avaient enlevé la moitié des agrafes à J3, puis le reste à J5, ça tiraillait beaucoup moins après 🙂 C’est ouf qu’ils ne te les aient pas enlevées avant le transfert ! Et je compatis pour la bouffe d’hôpital… surtout après avoir accouché, on a envie de nourriture-réconfort, et… le plateau-repas arrive… dégringolade haha !

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  3. Boudu non… j espère que Minilulu va mieux et que tu as pu récupérer un peu. Moi un mois après mon 2ème miracle je suis encore ko alors que tout s’est très bien passé et que je n’ai même pas eu de césarienne alors jte comprends quand tu évoques le fait de ne pas être remise… en plus m hospitalisation pardi on s’en serait bien passé quand on connaît tout le difficile chemin pour avoir nos loulous… je suis de tout cœur avec vous

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