C’est (re) parti !

J’hésitais à écrire, puis finalement je me dis que j’aimerais peut-être garder une trace pour plus tard. Comme dit Lucien : « Tout ça c’est nous ! » Alors restons sur cette lancée. Et si cela peut en aider ou éclairer d’autres, alors c’est tout bénéf.

Il y a quelques jours, j’ai relancé la clinique REPROFIT pour avoir une date. En me fiant au traitement reçu en début d’année, j’explique que je souhaite un transfert fin septembre / début octobre. Ils me proposent mi-septembre. Je suis dépitée, limite je les engueule en mode « vous savez lire ou quoi ». Mais je ne refuse pas et leur réponds que je verrai ça avec Madame-Hope.

Dans la salle d’attente, l’angoisse de remettre les pieds en PMA me tord le bide. Pour patienter, je lis les commentaires de mon précédent article. Ils me réchauffent le coeur et me donnent du courage. ❤

Madame-Hope n’a pas changé. On papote un peu, confinement et compagnie. Et puis on entre dans le vif du sujet. Je donne la date proposée par REPROFIT. Elle me demande où j’en suis dans mon cycle, réfléchi et dégaine son calendrier : « C’est bon pour moi, ça peut le faire. »

En sortant du cabinet, je file à la pharmacie et avale dans l’heure mon premier comprimé de MINIDRIL. Dans dix jours, un bon coup de ENANTONE. Un contrôle prise de sang + échographie [d’ailleurs si vous entendez Madame-Hope demander un « Mojito » à sa secrétaire, ne flippez pas : c’est le code pour « monitorage / monitoring » ^^] à la fin du mois, et là deux options :
1 – Je suis bloquée, tout est Ok et c’est cool. On passe le mois d’août en ménopause (youhou) et on se revoit début septembre pour relancer tout ça.
2 – Je ne suis pas bloquée et tout le planning est à revoir. >> On oublie direct cette option hein, puisque tout va bien se passer.

En parallèle, il y a les grands classiques : spermogramme (on croise les doigts pour un résultat pas trop dégueu, puisque celui de février était « le pire » de tout notre parcours) et vitamines à 1000 dollars, sérologies, TSH et reprise du LEVOTHYROX pour moi.

Ce rendez-vous est un gros coup de boost. Pas le temps de tergiverser. Le plan de Madame-Hope ne me laisse pas le temps de réfléchir et c’est parfait ainsi, c’est ce dont j’avais besoin. Maintenant on croise les doigts et … on attend ! Pour changer ahah ! ^^

Ces journées où rien ne va …

Ce cycle je n’ai eu AUCUN spotting. Je ne sais pas si c’est grâce à l’huile d’onagre (censée « soutenir » la fertilité) (dans mon cas il doit pas y avoir bien lourd à porter). Ou peut-être au SPASFON que je bouffe comme des bonbons dès que mon corps estime que j’ai trop / mal mangé. Le fait est que j’ai commencé à me faire des films à partir de +/- J24. Je saignote depuis tellement longtemps une semaine à dix jours avant les règles que je pensais : « Le jour où il n’y aura pas de spottings (en dehors de tout traitement hormonal) c’est que je serai enceinte. » Je me suis fait des films au point d’acheter un test de grossesse en pharmacie (le premier en 33 ans). Et de pisser dessus à J28. Pour au final rien du tout. Un négatif sans ambiguïté. Le lendemain J1 était là, pile à l’heure, comme d’habitude.

Ce J1 c’est aujourd’hui. J’enchaîne les journées de merde depuis ce week-end. SPM, pleine lune, reprise du taff … Le mix est pas bon Kevin. Hier j’étais physiquement tellement en vrac (fatigue, nausées, vertiges, maux de tête) que je n’ai pas pu voulu aller bosser. Aujourd’hui je suis au taff mais cette nuit je me suis bloquée le cou. J’ai l’impression de courir après le temps, tout en ne faisant rien de productif. Bref : ça ne va pas et ce n’est pas le moment de m’emmerder.

Dans trois jours je vois Madame-Hope. Peut-être que ce rendez-vous me stresse plus que je ne veux me l’avouer. Pourtant j’en connais à l’avance le contenu : on prend les mêmes et on recommence, en espérant que le Coronavirus ne viendra pas gâcher la fête cette fois. Sauf que … Bah là tout de suite j’ai juste pas envie. Pas envie d’être mise en ménopause artificielle, pas envie de retourner dans ce tourbillon médical, pas envie de devoir gérer la RT (même si c’est Lucien qui s’occupe du voyage et REPROFIT de tout le reste). Je ne m’en sens pas les épaules, je n’ai pas envie de mettre mon peu de force et d’énergie là-dedans. Je veux rester dans mon déni avec mon espoir. Parce que cette amère expérience du test de grossesse me rappelle que – une putain de fois de plus – je n’ai pas fait le deuil de cette grossesse naturelle. Je sais pourtant pertinemment que ce bébé de Lucien et moi est « inconcevable », dans tous les sens du terme. Mais je n’arrive pas à tirer une croix dessus.

Le retour de « la vie normale » …

Deux cycles naturels (seulement) depuis février 2020. Quand je verrai Madame-Hope, j’en serai au début de mon troisième. Et on bloquera tout après l’ovulation avec une grosse piqûre de DECA (la peste) ou d’ENANTONE (le choléra), pour retenter la FIV DO à l’automne.

Le temps passe trop vite. Moi je vis dans le déni : je fuis tout ce qui touche de près ou de loin à la PMA. Le mois dernier j’ai sauté sur Lucien durant chaque jour de ma période fertile, en espérant que … Et puis J1 est arrivé, comme d’habitude.

J’étais parfaitement bien dans mon cocon de confinement / télétravail. Mais tout ça c’est fini pour l’instant. Reprise du boulot à temps plein et au bureau. Rendez-vous avec Madame-Hope dans trois semaines. La vie presque normale reprend. Et je déteste ça : les masques, les transports en commun, les horaires à respecter … Ça m’angoisse.

D’habitude en juin ce sont nos vacances d’été avec Lucien. Instagram me rappelle qu’en 2019 j’avait enchainé la Tunisie et la Bretagne … Trois semaines de kiff après un don de moelle osseuse et une rechute dépressive. Mais cette année tout a été chamboulé. Tant que l’on ne connait pas encore le timing exact pour la FIV DO, on ne peut rien prévoir. Moi qui aime que tout soit planifié, je trouve ça relou. Et puis si on ajoute par-dessus un soupçon de Covid-19 imprévisible …

Bref ! Ma famille va bien. Mon père va bien. Mon couple va bien. Danette va bien. Tout ira bien.

IRM pour endométriose à Annecy ?

Ma soeur a depuis quelques temps de très « méchantes » règles et une potentielle endométriose déjà repérée lors d’une l’échographie … Elle devait faire une IRM à Paris, mais entre-temps elle a déménagé à Annecy. Puis il y a eu le confinement, le boulot ++ et la vie qui reprend son cours. Bref !

Je l’ai vue ce week-end, en plein J1 et J2. Je n’y connais pas grand-chose en endométriose, mais avoir la chiasse H24 et se bourrer d’Antadys contre la douleur durant trois jours ne m’inspire rien de très « normal ».

Je m’occupe donc de lui trouver un lieu fiable où pratiquer une IRM. Si vous avez des adresses dans ce coin, ça m’intéresse !

Yuka VS mes produits de beauté …

Yuka – pour ceux qui l’ignorent – est « une application mobile qui permet de scanner les produits alimentaires et cosmétiques en vue d’obtenir des informations détaillées sur l’impact d’un produit sur la santé. (…) En scannant le code-barres d’un produit avec son téléphone, l’application permet d’accéder immédiatement à son analyse via un code couleur simple allant du vert au rouge. Une fiche détaillée explique ensuite l’analyse du produit. »

J’avais déjà essayé cette application avec de la bouffe une ou deux fois, sans plus. J’avais compris le principe mais de façon globale je savais déjà quand je mangeais de la merde ou pas, donc pas besoin d’une application pour ça.

Et puis récemment je me suis offert un coiffeur à domicile : THE REPORTHAIR. Je voulais une nouvelle coupe pour mettre en valeur mes boucles et passer à une routine naturelle (la clé magique pour les cheveux bouclés paraît-il). La coiffeuse est top, elle me conseille, checke mes produits, hésite sur certains et me dit de vérifier sur Yuka à l’occaz. Ce que je fais quelques heures plus tard. Et là, le bad : pour un produit sur deux je vois ressortir une pastille rouge et les mots « toxique pour le foie et pour le sang », « des effets sur les hormones sexuelles », « pourrait affecter la fertilité et le développement », « des recherches ont démontré in vivo une perturbation des œstrogènes et de la fonction thyroïdienne », « cancérogène potentiel », etc etc.

Bon j’ai bien conscience d’être la dernière cruche à réaliser ça. En plus c’est pas comme si on ne m’en avait pas déjà parlé plusieurs fois (des PMettes et même Madame-Hope) ! Mais je ne sais pas, ça n’avait visiblement pas atteint la partie consciente de mon cerveau.

Avant de les passer à la loupe, je comptais refiler les produits à ma soeur. Maintenant je trouve ça criminel ! Ça va finir directement à la poubelle. Je pense à tous le fric que j’ai mis dans ces trucs et j’ai envie de me taper la tête contre le mur.

Depuis je suis devenue une psychopathe dans la salle de bain : je « Yukase » tout ! C’est un grand ménage par le vide. Heureusement pour Lucien, son déodorant et son gel douche s’en sortent pas mal. Mais son shampoing est aussi catastrophique que mes produits capillaires ! Bref : dans 6 mois au plus tard le contenu de ma salle de bain sera 100% clean et on sera fertile mouhaha !

75 jours !

C’est la durée actuelle de mon cycle (et ce n’est pas fini).

28 février : dernière injection d’ENANTONE.

12 mars : fin du monde décalage à durée indéterminée du projet FIV DO en RT. Malgré la proposition de Madame-Hope, je décide de laisser mon corps évacuer tranquilou cette me*** tout seul.

19 avril : j’ai encore des bouffées de chaleur jour et nuit. Je commence à gentiment devenir folle, alors j’envoie un mail à Madame-Hope qui me répond quatre jours trop plus tard d’aller faire une prise de sang. Elle me relance dans la soirée, et dans un super mood je lui dis que « je préfère conserver mes bouffées de chaleur que de mettre les pieds dans un laboratoire en ce moment ». Ambiance.

21 avril : la glaire cervicale is back ! J’en suis presque émue !

Une semaine plus tard, les bouffées de chaleur ne sont plus qu’un lointain souvenir. Ma libido renaît. Je suis ENFIN sortie de cette ménopause artificielle.